ʿAyn al-Yaqīn
Le vent parlait.
Les pierres invoquaient.
Les étoiles se souvenaient.
Je ne croyais plus… je contemplais.
Le vent parlait.
Les pierres invoquaient.
Les étoiles se souvenaient.
Je ne croyais plus… je contemplais.
Je savais… sans encore connaître.
Je comprenais… sans encore contempler.
Alors la Science s’inclina devant le Silence,
et le Silence ouvrit la première porte.
Il ne restait
ni chemin, ni voyageur, ni arrivée.
Le cœur ne demandait plus.
Il demeurait.
Je ne regardais plus le Feu…
j’étais consumé par sa chaleur.
Le témoin et le témoignage
devinrent un seul instant.
La Science m’a appris le chemin.
L’Œil m’a appris la vision.
La Vérité m’a appris la Présence.
L’Essence m’a appris le Silence.
je n’ai plus cherché la Lumière…
j’ai compris qu’elle m’avait toujours cherché.
Tu as entendu Son Nom... et quelque chose en toi s'est mis à pleurer. Depuis ce jour, aucun savoir n'a réussi à remplacer cette absence.
Tu L'as cherché dans le ciel. Tu L'as trouvé dans les larmes que personne n'a vues.
Quand ton cœur s'est brisé devant Lui, tu as compris que certaines vérités ne s'apprennent jamais... elles se vivent.
Au dernier souffle de l'ego, il ne reste plus que Lui... et une âme qui pleure d'avoir enfin retrouvé sa Maison.